Entre le PAP, le PPS, et parfois le PPRE, il est facile de se perdre dans les sigles. Pourtant la distinction est simple une fois qu'on comprend la logique de chacun : elle dépend surtout de qui décide, et de ce que le dispositif permet.
Le PAP (Plan d'Accompagnement Personnalisé)
Le PAP concerne les élèves qui ont des difficultés scolaires durables liées à un trouble des apprentissages (dont le TDAH et les troubles DYS), sans reconnaissance de handicap par la MDPH.
- Décidé par : le médecin scolaire, sur la base d'un constat de l'équipe pédagogique et, si besoin, d'un avis médical ou paramédical.
- Permet : des aménagements pédagogiques (temps supplémentaire, consignes reformulées, supports adaptés, dispense de certains exercices écrits…), sans matériel ni accompagnant humain.
- Avantage concret : plus rapide à mettre en place qu'un dossier MDPH, car il ne passe pas par la CDAPH.
Le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation)
Le PPS s'adresse aux élèves reconnus en situation de handicap par la MDPH. C'est un dispositif plus large, qui peut mobiliser davantage de moyens.
- Décidé par : la CDAPH (Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées), à la MDPH, sur la base d'un dossier déposé par la famille.
- Permet : les aménagements pédagogiques du PAP, mais aussi une notification d'AESH (accompagnant), du matériel pédagogique adapté (ordinateur, logiciels), une orientation vers un dispositif spécifique (ULIS, par exemple) si nécessaire.
- Contrepartie : nécessite un dossier MDPH complet, avec les délais que cela implique (cf. notre article sur la préparation du dossier MDPH).
Comment savoir lequel demander ?
En pratique, la question à se poser est : les aménagements pédagogiques seuls suffisent-ils, ou l'enfant a-t-il besoin d'une aide humaine, de matériel spécifique, ou d'une orientation particulière ?
- Si les difficultés portent surtout sur la façon dont les apprentissages sont présentés (temps, consignes, évaluations) → le PAP est souvent suffisant et plus rapide.
- Si l'enfant a besoin d'un accompagnement humain, de matériel, ou si la situation est plus complexe → le PPS, via un dossier MDPH, est nécessaire.
Il est tout à fait possible de commencer par un PAP et de basculer vers un PPS plus tard si les besoins évoluent — ce n'est pas un choix définitif.
Qui organise le suivi au quotidien ?
Dans les deux cas, une réunion d'équipe éducative (PAP) ou une équipe de suivi de la scolarisation (PPS, avec l'enseignant référent) permet de faire le point régulièrement. Préparer cette réunion à l'avance — noter ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, les questions précises à poser — change beaucoup la qualité des échanges.
Contenu informatif à visée pédagogique, ne remplace pas un accompagnement individualisé par l'équipe éducative ou la MDPH de votre département.

